28 avril 2007
No Title

Pas le moral, le goût de rien… J’ai trop rêvé, trop espéré… Une gifle, dans la gueule, ça fait mal. Ça peut faire du bien après. Tant pis pour moi, tant pis pour elle. Tant pis pour nous. Nan, tant pis pour moi…
A part ça, quoi de neuf sur ma planète ? Je suis dans le vague. Je suis dans le flou. Je vais pas bien mais je vais pas mal. J’avance, à grand pas, à pas de géant. Et je recule, encore et encore. Je ne sais pas où je mets les pieds, ça glisse. Je tombe. Je me relève. J’écris, j’avance. Je recule encore. Pour mieux avancer. Pour mieux sauter. Je retomberais sur mes pattes. J’aurais même pas mal. On a jamais mal quand y croit. Moi j’y crois. Même quand j’y crois plus. L’espoir. Y croire encore. Plus envie. Peut-être demain, mais trop fatiguée.
Trop de choses à faire, pas le temps. Trop le temps. Trop de temps de ne pas avoir le temps. J’écris encore, sans savoir où je vais. Je suis pas triste. Non. Je vais bien. Je crois. Ce sera pour demain, ou pour après-demain, mais ce sera fait.
J’ai mal à la tête. Et pourtant ça ne me fait rien. Je suis fatiguée de penser, penser me tue. Vide, je veux être vidée. Je veux du noir dans ma tête, peut-être même du blanc. Je veux que tout s’arrange et ne plus y penser. Pas envie de dormir, pas envie de me coucher, pas envie de me réveiller, pas envie de mourir.
Envie de disparaître. De réapparaître. Envie de pleins de choses. Envie de rien.
27 avril 2007
Ouais enfin voualà kua....

J’ai l’impression que je vais commencer tous mes posts par « oué nan, je suis pas morte ». C’est vrai que je poste plus. Il se passe trop de choses dans ma vie. Bizarrement, c’est quand il ne se passe rien que je poste le plus. Pour le reste, c’est comme si j’avais pas envie de le raconter. Il y a des choses qu’on ne veut garder que pour soi. Bon en même temps, je vous rassure, n’allez pas vous imaginer que je suis overbookée de la race et que j’ai une vie de ouf à me faire piner toute la journée dans un jacuzzi par des stars (en parlant de jacuzzi j’ai vu une vidéo d’une meuf qui a la chiasse dans l’eau, et ben putain faut qu’elle change de planète) j’ai toujours une pauvre vie de merde, ne vous inquiétez pas. Juste que ça bouge tout le temps. Alors pendant cette longue période de sevrage bloguesque, on va appeler ça comme ça, beaucoup de remises en questions, beaucoup de révélations sur moi-même, pis sur les zautres aussi…
La première grande « révélation » c’est que je pense être lesbienne. Ben ouais, c’est ouf, hein ? Mais c’est le bordel, en fait…. Je me cherche encore.
Disons que j’ai une grande attirance physique pour les mecs mais ça s’arrête là. J’ai pas envie de coucher avec eux, j’ai pas envie de les toucher. Les embrasser, à la rigueur mais je peux pas aller plus loin. Aussi loin que je me rappelle, je n’ai jamais pris de plaisir avec un mec et je n’en ai jamais désiré sexuellement. Ils me font aucun effet. M’extasier devant un calendrier des « Dieux du stade » ? Nan, jamais de la vie….
Avec les filles, c’est différent, j’ai toujours envie d’elles, les trouve belles… Mais paradoxalement, je me vois pas faire ma vie avec elles, parce que je m’entends quand même mieux avec les hommes. Bref, je suis complètement perdue et je sais plus où j’en suis. Est ce que je suis condamnée à vivre un amour platonique-ta-mère avec les mecs et aller prendre mon pied chez une fille ? Est ce que je tomberai amoureuse d’une fille un jour ? J’ai pas envie de me servir des femmes comme de trous comme on a pu le faire avec moi, j’ai trop de respect pour elles. Putain, merde, je suis totalement perdue…
Une chose est sûre pourtant : je veux pas de mari, pas de maison, pas d’enfants, je veux rien. Alors c’est super égoïste, mais perso je me vois pas sacrifier ma vie pour un connard de gosse qui a rien demandé. Je trouve ça con, moi. On pond des œufs, on s’endette pendant quarante ans pour s’acheter une maison de merde, on garde un taff minable qui nous saoule pour pouvoir nourrir une famille qui finira par voler en éclat un jour ou l’autre… On se saigne pour la pérenité de cette planète de merde. Ben fuck ! J’en veux pas de c’te planète et je veux pas qu’on se multiplie. On est trop nombreux, et on est trop cons. Je suis égoïste, je pense qu’à ma gueule, la société me le fera payer parce que je me suis pas servie de mes ovaires comme toute bonne femme de merde devrait le faire. On me dira que je suis une vieille fille, que je suis bonne à rien, et qu’il n’y aura que mon vieux chien tout ratatiné pour me lécher la chatte à 90 balais et que personne viendra me pleurer le jour de ma mort.
Sauf qu’on fait pas des enfants pour nous pleurer.
Et sauf que j’emmerde cette société patriarcale à la con.
J’emmerde.
The Laundry Princess