25 novembre 2006
C'était près de chez vous...

- Ptain, t’as vu ce qui se passe dans le monde en ce moment ? Truc de
ouf, hein?
- Clair.
- Apparemment au Liban ça merde grave, c'est en train de chier de partout, ça
va péter c’est moi qui te le dis.
- Sûr.
- Ouais et puis t’as vu ct’histoire, là, avec la Russie et tout ? comme
quoi y a un mec qui s’est fait empoisonner par le Kremlin. Sérieux,
c’est dingue !
- Grave.
- Je parle même pas de ce qui se passe en Corée du Nord, y vont nous la
faire péter sur la gueule c’te bombe nucléraire, on va rien capter.
- Putain de Chinois…
- En plus, ça merde bien chez les zarabes aussi. Avec la Palestine,
Israël, l’Irak, l’Iran et tout ces putains de pays qui finissent par «
an »... Ça va péter, je te le dis !
- A fond.
- Et les Amerloques ? Putain mais t’as vu la merde qui sont en train de
nous foutre ? Faut qui z’arrêtent de se prendre pour les rois du monde
ces z’enculés, c’est qu’on va y passer avec ces conneries ! Sérieux hein
?
- On va tous crever…
- Ouais, clair.
- Net.
- ….
- ….
- Ouais à part ça, putain, y a ma pute de collègue de boulot qui me casse
les couilles pour aller faire cinq jours de formation dans la
cambrousse. Avant et après les fêtes !!! Putain mais elle a viré
c’te connasse !!!
- Naaaan ???? Oh la pute !!!! Hey sérieux mais c’est trop la misère,
putain !
- Ouais grave, t’as vu ??????
22 novembre 2006
Trop duuuuuuuuuuuur...

"Prête pour aller taffer !!!"
Putain c’te journée de loose… Nan, ça s’est bien passé en fait. Mais
des fois, on se lève le matin et on a envie de rien. Juste de ne pas se
réveiller. Des fois, j’aimerais que mon cœur s’arrête de battre, mais
bon, ça dure pas longtemps je vous rassure. Ouais ben disons que ce
matin, quand je me suis levée, j’étais dans cet état là. Une pov’
loque. Je me suis fait flipper moi même. Déjà, rien que de voir ma sale
gueule de pine dans un miroir que j’ai la gerbe (tant mieux, ça m’évite
de me foutre deux doigts dans la gorge pour perdre du cul) mais là,
c’était puissance trente six mille. J’arrivais pas à marcher, j’avais
mal partout, mes yeux se fermaient tout seuls… Franchement, un putain
de zombie. Un zobi, même ! Le pire c’est que j’ai pas vraiment à me
plaindre, je bosse qu’un jour par semaine et je prends à 9h30 (ouais,
je bosse au fait, si je vous l’ai pas dit, c’est que moi même j’ai du
mal à y croire… truc de ouf) et je taff dans l’animation. Ça va, y a
pire, c’est pas l’usine comme on (je) dit(s).
Mais en fait, ce matin,
plus que les autres, j’ai eu une méga révélation de la mort qui tue la
race… Je peux pas bosser. Je veux dire, je peux pas bosser en vrai,
koua ! Là je le fais parce qu’il faut bien de la thune pour payer mon
putain de loyer et que c’est pas toute la semaine mais sérieux, ça me
saoule grave. Rien que l’idée de taffer 5 jours sur 7 pendant huit
heures et me lever aux horreurs pour engraisser le cul d’un bâtard (avé
l’accent) de patron, j’en ai la culotte à l’envers ! Tu vas te coucher,
il fait nuit, tu te lèves, il fait nuit. Putain et puis quoi encore ?
Ma chatte sur la bassine ? Nan sérieux, je peux pas, y a pas moyen. Le
truc, c’est qu’il va falloir que je trouve quelque chose pour éviter ça
à tout prix. Être mon propre patron, koua. Ou mieux, rien glander,
donner des ordres à personne et recevoir du baille pour la rouille.
Parce que finalement, branler, c’est vraiment le bonheur pour moi.
C’est trop le kiffe. L’autre jour, j’étais chez La Jeanne (mon squatt
number ouane), j’avais mon gros cul de glandeuse posé sur son canap’ et
je me disais : « Ptain… en fait c’est ça la laïfe de mes rêves. Tu fous
rien, tu squattes chez tes potes, tu te tapes des barres et la seule
activité physique de la journée c’est se gratter le derche. Le pied
total ». Franchement, je vivrais comme ça éternellement. Mais bon, dans
le long terme c’est infaisable parce que tes potes sont sensés se
trouver une moitié, faire leur vie avec, pondre des œufs et avoir une
baraque avec un chien de garde (qui finira par te bouffer la gueule,
comme tout bon chien de merde qui se respecte) et toi, qu’est ce que tu
veux te taper l’incruste chez eux avec leur vieille keune derrière eux
? C’est dead. T’as plus qu’à attendre le divorce (finissent toujours
par divorcer, faut bien une justice dans ce monde de merde) mais ça
risque d’être long… En plus, avec les frais d’avocats, ça les ruine et
terminé les soirées à se biturer la gueule (je parle de bouffe, hein ?
je bois pas d’alcoule, je suis une fille pure, moi… je suis crédible ?)
ça coûte des ronds ces keuneries…
Ouais alors tout ça pour dire que
finalement, la vie c’est de la merde et que quitte à finir sa putain
d’existence à reluire le cul de d’un suceur du MEDEF et ben autant se
tirer une balle maintenant, parce que la folie, c’est pas de finir au
RMI à glander devant son PC, c’est bien de bosser 8h par jour pour
gagner à peine de quoi t’acheter ta boîte de XANAX. Et pendant que j’y
serais, j’en profiterais pour tirer une balle dans la tête de la pute
qui viendra faire du rentre dedans à mes potes.
On me pique pas mes
squatts impunément.
17 novembre 2006
DIES IRAE

Les hommes sont-ils décidément tous cons ? Je pose cette question.
Sont-ils vraiment tous des connards, lâches, irresponsables et
insensibles ? J’ose espérer que non. La folie des mecs, c’est de penser
avec leur bite, la folie des femmes, c’est de croire qu’il y a un
espoir que ce ne soit pas le cas. Putain… Les hommes me dégoûtent… Et
plus ils me débectent et plus je fonce dans le tas. Plus je plonge.
Avec un peu de chance, ils finiront peut-être enfin par me couler.
Allez pas croire que je suis triste, ça va très bien, merci. Je suis
juste amère. Amère de ce triste constat. Le pire, c’est que j’ai même
pas envie d’être avec une femme. Parce qu’autant elles m’attirent
physiquement, autant elles me brisent les steaks au plus haut point. Les
mecs sont des lâches et des obsédés ? Ben les femmes c’est pire, elles
sont vicieuses et elles assument pas leur perversion. Ce qui est
nettement plus con en fait. Alors dois-je continuer à espérer tomber
sur un mec bien ou aller voir si le gazon des femmes est plus vert ?
Comme dirait Bukowski (un pote du catéchisme) « c’est comme choisir
ente bouffer sa merde chaude ou froide ». Et la merde, ben finalement…
C’est que de la merde… Peu importe la température.
Pourquoi suis-je
aussi mauvaise aujourd’hui ? Ben parce que je me croyais forte. Et au
final, c’est pas aux mecs que j’en veux, c’est à moi même. Eux ce sont
des connards finis mais au moins ils le cachent pas, ils annoncent la
couleur. Moi, je le sais, et pourtant je continue d’y croire. Je
continue de me dire que je peux baiser avec un mec sans rien attendre
en retour. Putain c’te connerie, ouais ! Quand est-ce-que je vais enfin
comprendre que je suis qu’une femme, bordel ? Et ça me saoule d’être
comme ça. J’en ai marre d’être une fille, j’en ai marre de l’éducation
qu’on reçoit, j’en ai marre de ne pas pouvoir baiser sans aimer, j’en
ai marre de me poser des questions de merde pour un mec, j’en ai marre
de ne pas pouvoir m’abandonner. J’en ai marre de ne pas avoir confiance
en moi. Je suis faible les gueurlz, triste bilan, non ? Quand un mec
ne me rappelle pas, je me dis que c’est forcément de ma faute, que j’ai
foiré, que je suis nulle. Et je reçois un message (10 ans après, et
encore, c’est juste une réponse à un des miens) et je retombe dans le
panneau, je suis heureuse à nouveau. Mon bonheur dépend juste d’un
putain de message de merde ! Finalement, quand j’y réfléchis bien, je me
rends compte que je n’ai jamais vraiment été heureuse, que je ne serais
jamais heureuse et qu’insatisfaite, je le serais toujours.
Alors qu’est
ce que je dois me dire ? Que les hommes sont que des fils de pute
dominés par leur bite ? Et que les femmes sont condamnées à se donner en
croyant le contraire ? Et bien OK, on va penser ça. Vous voulez de la
chatte, bande d’enculés ? Et bien prenez là ! Prenez mon cul, prenez ma
tête, prenez mon corps, prenez même mon cœur aussi si vous voulez. Mais
mon âme, enfoirés de queutars de merde, elle reste où elle est. Elle,
je la GARDE !!!!
Prenez donc ce qu’il vous plaira, c’est plus mon problème.
Ainsi ne va pas la vie.
06 novembre 2006
Quelle vie !

"Je devrais ptêtre me mettre un ptit coup de lime à ongles..."
Ouais ouais ouais, je sais, je poste pas très souvent ses derniers
temps… Alors vous devez vous dire « ah bah, c’est parce qu’elle a pas
de vie » mais carrément pas en fait ! C’est justement tout l’inverse,
il m’arrive trop de choses. Trop de trucs que j’arrive pas à gérer,
trop de paramètres à prendre en compte, trop de sentiments que je ne
peux pas contrôler… Avec La Jeanne, on se disait que ma laïfe, c’était
un putain de feuilleton plein de rebondissements. On ne sait jamais à
quoi s’attendre. Alors c’est sûr que je pourrais poster plus souvent,
mais je n’en ai ni le temps et parfois même pas l’envie. Comme si je
voulais garder des trucs juste pour moi, comme si les partager revenait
à ne plus pouvoir les ressentir complètement. Je sais pas comment
l’expliquer. Enfin bref, c’est la merde ! En plus, en ce moment, je
suis vachement dans le trip du « on ne vit qu’une fois » alors je fais
pleins de choses, je vis à fond. C’est ça, en ce moment, je fonce. Tête
baissée. Un jour, ça va me faire vraiment mal. Mais je regrette rien,
il faut faire ce qu’on a envie et comme on le sent. Je me lèverais pas
un matin en me disant « merde, j’aurais dû le faire ». Je suis
contente…
Bon, après ce petit monologue inutile, revenons en à nos (mes) moutons
: ma LAIFEUH ! Ouais, parlons z’en, tiens. Alors je vais essayer de la
faire courte quand même (heum heum). La semaine dernière, j’étais en
vacances, donc une semaine pour glander, j’en ai profité pour voir des
potes et bouger un peu mon gros cul d’asociale de merde et tout et
tout. Je suis allée voir ma môman comme toute bonne fifille qui se
respecte et je suis rentrée chez moi pour accueillir un mec qui venait
spécialement de Paris pour me voir moi et quelques amis à lui. Bien
évidemment, on a baisé (c’était super, au passage) et il est reparti.
Je crois pas qu’il me rappellera, mais c’était bien cool. Ainsi va la
laïfe. Ensuite, après un ptit coup de blues, j’ai décidé de repartir
chez ma mère. Je me sentais un peu seule après SON départ. Gros coup de
bol, à peine arrivée à la gare de mon bled que mon Roro est arrivé en
voiture me chercher avec son frère, j’étais comme une dingue. Folle de
joie. Du coup, on a décidé que j’allais passer la nuit chez lui.
Ensuite on est allée à l’anniversaire d’une keupine à eux et de voir
tout ce monde, ça m’a grave remontée le moral, j’ai passé une pure
soirée. Mais le meilleur reste à venir (tataaaaaaaan !!!)...
Là bas, il
y avait un mec, Calel, un pote à mon frère. Je le connais peu puisqu’il
habite Paris mais bon, plutôt cool. Assez, « je me la pète, ouais
ouais, je suis parisien, le reste c’est la campagne, han han han » mais
bon, moi je m’en fous. Mais alors physiquement… Le pétard !!!!!!!!!!!!!
métisse (sa mère est blanche et son père Martiniquais-ta-mère), de
larges épaules, une peau de bébé, des yeux noirs, une bouche à croquer,
grand (1m85 environ), de belles mains, bref, un canard. Bon, bien
évidemment, je lui ai pratiquement pas parlé de la soirée parce que
j’avais d’autres chattes à fouetter et surtout parce que je savais
qu’il dormait lui aussi chez Roro !!! Du coup, je savais qu’on allait
se revoir. Je passe les détails de merde dont tout le monde se fout, et
je passe à l’essentiel.
Le lendemain (!!!) Calel et moi on s’est un
peu rapproché, je lui envoyais des vannes plein la gueule, lui aussi,
on se tapait dessus, il essayait de m’étrangler avec son écharpe, il
s’amusait à m’enlever mes chaussures (super Nike Air Force One roses
poute, ouf, j’ai réussi à le placer !) avec ses pieds… Bref, c’était
marrant. Et vers la fin de l’après-midi, vlà ti pas qu’il sort « bon,
je vais faire une sieste » (ouais parce qu’il est rentré à 4h du mat et
qu’il était fatigué… bichette…). Alors, moi, crevarde devant l’éternel,
ni une, ni deux, je fonce dans la chambre et je me mets à le
chatouiller pour le faire chier et l’empêcher de dormir. Au bout d’un
moment, quand je voyais qu’il réagissais pas, je lui dis « bon, tu veux
ptêtre que je te laisse dormir… » et là il me fait « pfff… ben je sais
pas… mets toi à côté de moi si tu veux, et dors un peu ». Et
il se pousse pour me laisser un place. Je m’assois à côté de lui et je
sais pas pourquoi ( bien sûr que si je sais, bande de keunards !!!) je
me mets à lui caresser le dos. Il me dis qu’il aime bien et que
j’aurais dû le faire plus tôt. Alors je continue et lui aussi commence
à me toucher… Plus je le caressais et plus je sentais sa respiration
s'accélérer. J’entendais grave son cœur battre ! De plus en plus, on a
commencé à se serrer l’un contre l’autre, je sentais sa main glisser
dans mes cheveux… Alors je me suis penchée vers lui et je l’ai
embrassé. Je pensais qu’il allait me repousser ou ché pas quoi mais il
s’est redressé brusquement et m’a serré dans ses bras. Il me serrait
tellement fort que j’ai bien cru qu’il allait me casser les os. J’avais
l’impression que depuis le début il attendait que ça mais qu’il savait
pas comment s’y prendre avec moi. Et tout est parti très vite, on s’est
embrassé, on s’est peloté, on s’est carressé, on s’est léché… Mais on a
pas niqué !!! Eh non, j’ai gardé mes vêtements, et il a même pas touché
ma pépette (bon, je dis pas qu’il m’a pas mis quelques mains au cul,
non plus…). Enfin voilà, quoi, c’était très spécial… D’autant plus que
ça s’est fini assez rapidement parce qu’on devait y aller et qu’on est
reparti chacun chez soi. Il a pris son train pour Paris ce matin. Moi,
je suis rentrée hier soir. Comme personne doit être au courant, on
s’est quitté dans la voiture du frère à Roro en se faisant la bise, il
m’a regardé bizarrement. Comme s’il était triste… Enfin, j’ai pas tout
compris, et puis je m’en fous. Je compte pas le rappeler et je pense
pas qu’il le fera non plus… Ouais…
Ainsi va la laïfe !
The Laundry Princess